Enragez-vous !  Exprimez-vous ! Créez votre Complainte... !

 La « Complainte de Mandrin » est d’une certaine façon toujours vivante.

La force symbolique du personnage traverse les siècles pour servir des causes liées à une forme de rébellion envers les autorités. C’est en ce symbole que réside un patrimoine vivant et vivace. 

Les paroles… d’origine - si l’on peut dire - ne racontent pas du tout l’histoire de Mandrin, elles reprennent sans doute une complainte plus ancienne « Les trente voleurs de Bazoges » de la fin du XVIe siècle

et la mélodie est inspirée d’un opéra de Rameau remanié par Favart…

DONC N’AYEZ PAS DE SCRUPULES À LA BOUSCULER, L’ACTUALISER, LA DÉPOUSSIÉRER !

Tous les genres et styles de musique sont les bienvenus.

Nous étions vingt ou trente
Brigands dans une bande
Tous habillés de blanc
A la mode des, vous m'entendez . . . .
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands.



La première volerie
Que je fis dans ma vie,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un, vous m'entendez. . . .
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé.



J'entrais dedans la chambre,
Mon Dieu, qu'elle était grande !
J'y trouvais mille écus,
Je mis la main, vous m'entendez. . . .
J'y trouvais mille écus,
Je mis la main dessus.



J'entrais dedans une autre,
Mon Dieu, qu'elle était haute !
De robes et de manteaux,
J'en chargeais trois, vous m'entendez. . . .
De robes et de manteaux,
J'en chargeais trois chariots.



Je les portais pour vendre,
A la foire en Hollande.
J'les vendis bon marché,
Ils ne m'avaient rien, vous m'entendez. . . .
J'les vendis bon marché,
Ils ne m'avaient rien coûté.



Ces Messieurs de Grenoble,
Avec leurs longues robes,
Et leurs bonnets carrés,
M'eurent bientôt, vous m'entendez. . . .
Et leurs bonnets carrés,
M'eurent bientôt jugé.



Ils m'ont jugé à pendre,
Ah ! c'est dur à entendre !
A pendre et étrangler,
Sur la place du, vous m'entendez. . . .
A pendre et étrangler,
Sur la place du marché.



Monté sur la potence,
Je regardais la France,
J'y vis mes compagnons,
A l'ombre d'un, vous m'entendez. . . .
J'y vis mes compagnons,
A l'ombre d'un buisson.



Compagnons de misère,
Allez dire à ma mère,
Qu'elle ne me reverra plus,
J'suis un enfant, vous m'entendez. . . .
Qu'elle ne me reverra plus,
J'suis un enfant perdu.